Activités de Recherche  

Programmes de Recherche  |  Acquis Majeurs des Programmes 

Programme de Recherche
Période 2008 - 2011

Résumé  | Contexte & Défis | Processus d'Elaboration
 

Introduction

L’économie de la Côte d’Ivoire repose essentiellement sur l’agriculture. Fortement tributaire du binôme café-cacao et de l’exploitation du bois, au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance, l’agriculture ivoirienne s’est développée en se diversifiant.

En effet, de nouvelles cultures d’exportation, notamment le palmier à huile, l’hévéa, la banane, l’ananas, la mangue, le coton et la canne à sucre, ont été promues et développées. Rapidement, la Côte d’Ivoire a affirmé sa notoriété dans ces productions agricoles de diversification : deuxième producteur et premier exportateur africain d’huile de palme, premier producteur africain de caoutchouc naturel, deuxième fournisseur africain de bananes, deuxième fournisseur mondial de mangues sur le marché de l’Union Européenne, etc. Les cultures d’exportation contribuent aujourd’hui pour près de 20 % dans la formation du Produit Intérieur Brut (PIB). Quant aux productions vivrières, elles ont été améliorées et permettent de couvrir les besoins des populations, à l’exception du riz. En outre, elles sont devenues une importante source de revenus, avec le développement du commerce du vivrier au niveau national, sous-régional et international. Les vivriers représentent 7 % du PIB. Avec le riz, les productions animales constituent le second secteur agricole où le pays enregistre un déficit important.

Les progrès réalisés dans la diversification des cultures d’exportation et le développement des productions vivrières ont contribué au maintien et au renforcement de l’importance de l’agriculture dans l’économie nationale. En effet, l’agriculture continue d’assurer plus de 30 % du PIB, 70 % des recettes d’exportation et plus de 60 % des créations d’emplois.

La Côte d’Ivoire qui a pris l’option stratégique de bâtir son développement à partir d’une économie agricole forte et durable s’est dotée, très tôt, d’un appareil de recherche. Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), fruit d’une restructuration profonde de cet appareil, est nanti du mandat de mise en œuvre de la politique nationale en matière de recherche agricole. Crée en 1998, après la dissolution des trois anciennes structures de recherche qu’étaient l’Institut des Savanes (IDESSA), l’Institut des Forêts (IDEFOR) et le Centre Ivoirien de Recherche Technologique (CIRT), le CNRA a pour mission d’identifier et de conduire des recherches, en parfaite adéquation avec les objectifs de développement national et les besoins des opérateurs agricoles et agro-industriels.

Afin de prendre en compte la dynamique du contexte et des défis de l’environnement national et mondial, le CNRA entreprend périodiquement une planification de ses activités de recherche. C’est dans cette optique, et au moment où les 22 programmes de recherche dits de deuxième génération (2004-2007) arrivent à leur terme, qu’une troisième phase opérationnelle a été définie pour la période 2008-2011.

Contexte et défis de l’agriculture nationale

Contexte et défis nationaux

La vision et les options stratégiques de l’agriculture ivoirienne continuent de s’inscrire dans le contexte général défini par le Plan directeur de développement agricole, adopté en 1992 par le Gouvernement, pour la période 1992-2015. Ce Plan vise à améliorer le revenu et la productivité des exploitants agricoles à travers l’intensification et la diversification de la production, dans un environnement stabilisé. Cette volonté politique a été réaffirmée par le Gouvernement en 1998, par la réactualisation des objectifs de développement agricole du pays et les moyens d’y parvenir, dans une Déclaration de stratégie sectorielle dans le domaine de l’appui aux services agricoles.

En effet, l’objectif général assigné par le Gouvernement à travers cette Déclaration est de "développer une agriculture compétitive, respectueuse des équilibres naturels, à l’écoute du marché et prenant en compte la dimension sociale humaine". Plus spécifiquement, l’agriculture nationale devra assurer la sécurité alimentaire, améliorer les revenus agricoles, approvisionner les industries de transformation, développer l’exportation des produits agricoles et créer des emplois.

Cependant, près d’un demi siècle après l’accession du pays à l’indépendance, et à huit (8) ans du terme du Plan directeur, force est de constater que l’agriculture continue d’être caractérisée par des systèmes d’exploitation de type traditionnel. Essentiellement extensive et itinérante, l’agriculture nationale s’est donc développée au détriment des forêts et autres ressources naturelles, avec un faible niveau d’adoption des technologies modernes de production.

Par ailleurs, la grave crise politico-militaire survenue en 2002 et qui dure depuis plus de cinq ans exacerbera ces insuffisances et imposera davantage de défis :

le défi du retour dans les zones Centre-Nord-Ouest. Le conflit armé a entraîné un important déplacement des populations de ces zones et la destruction des infrastructures de production et de recherche. Avec la fin des hostilités, il s’agira de restaurer ces infrastructures et de permettre à la recherche d’accompagner techniquement les populations dans la reprise de leurs activités agricoles ;

le défi de la production et de la productivité. La crise alimentaire, qui agite le monde et particulièrement les pays en développement, met en évidence la nécessité de penser des initiatives nationales pour assurer la sécurité alimentaire. De surcroît, la disponibilité des denrées alimentaires n’est plus assurée pour les pays importateurs. En effet, en raison de l’accroissement des besoins alimentaires domestiques et des catastrophes naturelles dans certains pays producteurs, ceux-ci imposent des restrictions sur les exportations de denrées. Le cas du riz en est l’illustration. Selon les prévisions, le retour à la situation antérieure de denrées alimentaires bon marché n’est plus à envisager à court terme. Au-delà de la crise alimentaire du moment, la Côte d’Ivoire devra relever le défi de la productivité agricole pour répondre aux besoins de sa population caractérisée par :
- une forte croissance démographique (3,3 % par an, soit un temps de doublement de 21 ans) ;
- et un fort taux d’urbanisation (43 %) qui croît annuellement de 4,2 %.
Plus que jamais, il importe de disposer et d’utiliser des technologies modernes pour parvenir à la productivité agricole et soutenir durablement la production ;



le défi des changements climatiques. Les changements climatiques constituent actuellement l’une des plus grandes préoccupations de la planète. En Afrique, les manifestations les plus connues de ce phénomène sont les sécheresses prolongées et les inondations. Ces manifestations représentent une contrainte majeure pour l’agriculture essentiellement pluviale des pays. Face à ce défi planétaire, il est urgent d’entreprendre des actions locales pour adapter l’agriculture dont dépendent plus de 70 % des populations. Pour la Côte d’Ivoire, il s’agit notamment d’actualiser les calendriers culturaux et les potentialités agricoles des régions, et d’entreprendre des actions pour parvenir à la maîtrise de l’eau ;

le défi de la valorisation des produits agricoles. Malgré ses performances remarquables, l’agriculture ivoirienne se caractérise par l’insuffisance voire l’absence de valorisation des productions agricoles. Il en résulte l’exportation de matières premières peu rentables et d’importantes pertes post-récolte notamment des produits vivriers. Afin d’accroître le revenu des producteurs et contribuer à la sécurité alimentaire par la réduction de ces pertes, il est urgent d’apporter une valeur ajoutée aux productions agricoles ;

le défi de la compétitivité. Dans le contexte de la mondialisation, les barrières tarifaires et autres droits et contingents qui régissent le commerce planétaire sont en voie de disparition. En lieu et place, des normes de qualité (sanitaire, technologique) et des législations sont édictées. L’émergence et la prévalence de ces barrières non tarifaires pour régir le commerce international libéralisé exigent une plus grande compétitivité de notre économie agricole.

 

Agenda

Du 22 au 28 Août-2010
Journées agricoles de  Récolte et de transformation du test d’adoption des variétés de manioc
Dans le cadre du projet DONATA (Diffusion de Nouvelles Technologies Agricoles en Afrique), le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) et ses partenaires notamment l’ANADER, en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD), le Forum pour la recherche Agricole en Afrique (FARA) et le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF/WEARD), organisent deux journées agricoles à Angouayaokro dans le département de Bouaké.

28 Juillet-2010
Cérémonie de remise des trophées du Prix Ivoirien de la Qualité édition 2008
Le CNRA est primé pour son engagement dans le processus de certification de système de production des semences de palmier à huile au cours de cette cérémonie qui a eu lieu au Centre CRRAE-UEMOA au Plateau..

Du 19 au 24 Juillet-2010
5ème Semaine scientifique Africaine et 5ème Assemblée Générale du FARA
La 5ème semaine scientifique africaine et la 5ème Assemblée générale du Forum pour la Recherche Agricole en Afrique (FARA) sont organisées à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), comme d’autre institutions d’Afrique et d’ailleurs, expose ses acquis scientifiques et technologiques au cours de la semaine scientifique. Son directeur général, Dr YO Tiemoko, vice président du FARA, participe à l’assemblée générale de cette institution, qui réunit des représentants des institutions africaines et non africaines membres du FARA.


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Les grands chantiers du CNRA en 2009


Le CNRA veut conforter sa position sur l'échiquier national, régional et international. Pour cela, le CNRA veut bâtir un système de management de la qualité dans l'institution de façon progressive et par secteur d'activités. Chaque secteur d'activités identifié fera l'objet d'un projet qualité...

Posté le 05-10-2009



Le CNRA veut raccorder tous ses sites opérationnels suivant une architecture fonctionnelle qui les relie à la Direction Générale (DG) en vue de la constitution d'un réseau privé de communication et d'une centralisation des informations.

Posté le 05-10-2009