Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) vient de conduire à son terme la deuxième génération de ses programmes de Recherche. Elle comprenait 22 programmes et a couvert la période 2004-2007.
Du fait de la crise socio-politique, ces programmes ont été ramenés à 15 après un réajustement qui a tenu compte du redéploiement des chercheurs et de la possibilité de mener en partie ou en totalité dans les directions d’accueil des activités initialement conduites dans les Régions du Centre, du Nord et de l’Ouest.
Pour la période 2008-2011, une nouvelle génération de programmes vient d’être élaborée après un processus en 11 étapes :
● la première étape a permis aux chercheurs de faire des bilans sectoriels des programmes 2004-2007 ;
● la seconde étape a permis de consolider les bilans sectoriels et a conduit à la définition des axes de Recherche ;
● le bilan consolidé et les axes de recherche ont été partagés avec les membres du Conseil d’Administration au cours d’un
séminaire. Cette troisième étape a défini des axes prioritaires de Recherche ;
● au cours de la quatrième étape, le bilan et les axes prioritaires de Recherche ont été présentés aux filières de production animale et végétale. Treize (13) filières ont été rencontrées individuellement et les préoccupations de chacune d’elles ont été recueillies, transformées en idées projets et priorisées par les acteurs eux-mêmes. Cinquante (50) opérateurs en moyenne ont participé à chacune des rencontres ;
● les idées projets priorisées ont été, lors de la cinquième étape, présentés à l’Etat de Côte d’Ivoire à travers six (6) ministères techniques dont :
- le Ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement
- le Ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises.
- le Ministère de l’Agriculture
- le Ministère de la Production Animale et des Ressources Halieutiques
- le Ministère de l’Economie et des Finances.
Chaque Ministère était représenté par 3 à 4 responsables qui, après discussion ont complété les idées projets définies et priorisées par les différentes filières agricoles et animales ;
• la compréhension du concept d’idées projets et leur exploitation ont été partagées à l’étape 6 par les chercheurs qui ont
rédigé des avant projets sectoriels de recherche au cours de l’étape 7 ;
• les avants projets sectoriels de recherche ont fait l’objet de présentation et de discussions à l’intérieur des équipes des
programmes (étape 8), et, de correction (étape 9) ;
• après consolidation et validation au cours d’un atelier à la dixième étape, les avants projets ont été érigés en projet de
programmes de recherche du CNRA pour la période 2008-2011 ;
• à l’étape 11, le projet de programmes de recherche a été présenté au Conseil d’Administration, amendé à l’issue de débats et validé pour être élevé au rang de Programmes de Recherche du CNRA, période 2008-2011.
Les programmes de recherche du CNRA 2008-2011 seront, enfin, portés à l’attention de l’ensemble des partenaires de la recherche agronomique au cours d’une cérémonie officielle de lancement.
Dans ce processus d’élaboration des programmes de recherche 2008-2011, on peut relever :
- une forte contribution des membres du Conseil d’Administration du CNRA que l’on retrouve au début et à la fin de la démarche. Ils interviennent dans l’orientation de la programmation, assurent un suivi permanent du processus à travers la présence d’un administrateur commis par ses pairs et valident en dernier ressort le résultat du processus ;
- une participation effective et massive des filières agricoles ;
- une implication de l’Etat à travers ses ministères techniques ;
- une information effective de l’ensemble des partenaires matérialisée par la cérémonie officielle de lancement des programmes.
Les vingt (20) Programmes de Recherche qui résultent de ce processus participatif se caractérisent par :
- la poursuite et le renforcement de la reconstitution des ressources génétiques détruites durant la crise de septembre 2002 ;
- la prise en compte des changements climatiques et de la nécessité de redéfinir les calendriers culturaux, d’une part, et de mettre au point du matériel végétal résistant à la sécheresse, d’autre part ;
- la prise en compte des exigences de qualité des produits agricoles, notamment les limites maximales de résidus et la présence de mycotoxines ;
- la prise en compte de nouvelles menaces phytosanitaires, notamment la maladie du « swollen shoot » du cacaoyer et la virose du papayer ;
- a prise en compte de l’impérieuse nécessité de renforcer les capacités des opérateurs des filières agricoles.