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| Actualités Scientifiques 2008 | ||
| Améliorer la pratique de la jachère, c’est possible | ||
L’agriculture, pilier du développement de la Côte d’Ivoire, est menacée par la réduction constante des surfaces cultivables fertiles. Dans le cadre d’un projet de recherche sur la jachère, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a mis au point des techniques d’amélioration des jachères. Ces techniques ont été présentées au cours d’un atelier de Validation des acquis techniques transférables du projet jachère. C’était du 25 au 27 février 2003 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.
La jachère est une pratique agricole qui consiste à abandonner la terre pendant des années, voire plusieurs décennies, dès qu’une baisse des rendements ou de la fertilité se fait sentir. Elle permet le retour d’une végétation naturelle, arbustive ou arborée, et présente de nombreux avantages. Cependant, la croissance de la population et le caractère extensif de l’agriculture entraînent une augmentation des superficies cultivées et une réduction des jachères. Les effets néfastes qui en découlent se font sentir : augmentation de l’érosion et de l’évaporation, baisse de la fertilité des sols, réduction de la biodiversité. Il est donc nécessaire d’améliorer la jachère naturelle ou de la remplacer par d’autres méthodes susceptibles de régénérer rapidement les sols. C’est dans cette perspective que le projet de recherche sur l’amélioration et la gestion de la jachère en Afrique de l’Ouest est né. Il concerne le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal. Son exécution est possible grâce au soutien financier de l’Union européenne. En Côte d’Ivoire, le projet est mené sur deux sites : Oumé, en zone de forêt, et Korhogo, en zone de savane. Après huit années de recherche conduite par les chercheurs dans les laboratoires et surtout sur le terrain, la rencontre de Yamoussoukro a permis de présenter les résultats techniques obtenus et de sélectionner les acquis transférables en milieu paysan. Y participaient des chercheurs du CNRA et des représentants des structures d’appui au développement, d’organisations non gouvernementales, d’organisations professionnelles agricoles, d’industriels. A la suite des exposés, une visite du site expérimental de Oumé a eu lieu. Les résultats transférables sont nombreux. Ainsi, en zone de forêt, une culture de légumineuse permet d’améliorer la fertilité des sols appauvris et inaptes à la culture. Les légumineuses, qu’elles soient herbacées (Pueraria) ou arborées (Acacia, Albizzia, Glyciridia, etc.), ont la capacité d’absorber et d’assimiler l’azote atmosphérique. La décomposition de la litière produite par les feuilles et tiges de légumineuses, par son apport de matière organique, améliore la fertilité du sol. Les chercheurs ont élaboré des techniques de mise en place d’une culture pérenne (café, cacao) ou d’une culture annuelle (igname) associée à la jachère ou lui succédant. | ||
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L’agriculture, pilier du développement de la Côte d’Ivoire, est menacée par la réduction constante des surfaces cultivables fertiles. Dans le cadre d’un projet de recherche sur la jachère, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a mis au point des techniques d’amélioration des jachères. Ces techniques ont été présentées au cours d’un atelier de Validation des acquis techniques transférables du projet jachère. C’était du 25 au 27 février 2003 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.