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Actualités Scientifiques 2002

L’hévéa, c’est le latex, mais aussi le bois
L'hévéa est cultivé pour son latex qui est transformé en caoutchouc. Mais les vieux hévéas peuvent aussi être utilisés pour leur bois.

Les planteurs ivoiriens ont fait considérablement progresser la culture de l’hévéa durant ces deux dernières décennies. Ainsi, la superficie consacrée à cette culture est passée de 42 000 à 91 500 hectares entre 1983 et 1999. Mais, après 30 à 35 ans d’exploitation du latex, ils vont devoir abattre les vieux arbres.

L’intérêt que manifestent actuellement les forestiers, les industriels et les négociants en bois pour cette essence agricole qu’est l’hévéa n’est pas vain. En effet, les vieux arbres abattus pourront servir de bois d’œuvre et de bois de chauffe.

Les mesures réalisées à partir des sujets âgés du clone GT1, le plus planté en Côte d’Ivoire, permettent d’évaluer le volume récupérable par hectare à 80 mètres-cubes de bois d’œuvre et à 190 mètres-cubes de biomasse, en considérant un nombre moyen de 200 tiges par hectare. Ainsi, l’abattage des arbres, programmé sur 1 500 hectares par an, libérera annuellement 285 000 mètres cubes de biomasse ou 120 000 mètres cubes de bois d’œuvre, soit 168 000 tonnes de bois sec de feu.

Le bois d’hévéa, très peu abrasif, se scie facilement et n’émousse pas les lames de scie. L’encrassement des dents de scie par le latex est évité en enduisant la lame d’huile de moteur. A l’état frais le sciage provoque au niveau de la moelle de larges fentes, ce qui ne permet pas d’envisager un débit en plot pour cette essence. Un test sciage avec quatre clones d’hévéa issus de quatre stations a permis d’obtenir un rendement moyen de sciage acceptable, de l’ordre de 44%, homogène d’un clone à l’autre et d’une station à l’autre.

Le bois de cette essence sèche facilement à l’air sous abri. Dans les conditions climatiques de la basse Côte d’Ivoire, le séchage dure un à quatre mois selon la période et l’épaisseur de la planche.

Le bois d’hévéa, mi-dur, se classe à la limite des bois légers et des bois mi-lourds. Les retraits linéaires et volumiques sont faibles, les assemblages jouent peu. Du point de vue mécanique, c’est un bois moyennement raide, moyennement résistant à la flexion statique et à la compression axiale, mais cassant à la flexion dynamique. Cependant, les grumes et les sciages sont très sensibles au bleuissement et aux piqûres d’insectes. Un traitement préventif du bois d’œuvre est donc indispensable.

Dans le contexte ivoirien actuel, l’abattage des hévéas assure au planteur un revenu de 1 000 à 1 500 francs CFA par arbre, soit 200 000 à 300 000 de francs CFA par hectare.
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Agenda

04-Mai-2013
Bilan positif pour la mutuelle de santé des agents du CNRA au titre l’exercice 2012

03-Mai-2013
La mutuelle de santé des agents du CNRA devient une mutuelle sociale

08-Avril-2013
Seconde mission conjointe de supervision du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) en Côte d’Ivoire

Des avancées dans l’exécution des activités du Centre national de spécialisation sur la banane plantain


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 Projet DONATA / RAILS
Un projet pour l'amélioration de la gestion de l'information agricole et le transfert des technologies et des bonnes pratiques agricoles

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