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Actualités Scientifiques 2008

Du nouveau pour la caféiculture en Côte d’Ivoire : des semences hybrides très performantes
La recherche mettait jusqu’alors à la disposition des planteurs de café un matériel végétal sélectionné sous forme de boutures clonales. Elle produit maintenant des semences hybrides.

Avec une production annuelle de 200 000 tonnes, la Côte d’Ivoire est le second pays producteur de café en Afrique et le huitième sur le plan mondial. La culture du café occupe environ 500 000 planteurs, fait vivre 2 millions de personnes et contribue, avec le cacao, à 20% du produit intérieur brut. Plus de 80% de la production nationale est destinée à l’exportation ; les transformations locales ne concernent que 20%.

La recherche sur le café en Côte d’Ivoire, entreprise depuis plus de quarante ans, met à la disposition des planteurs des paquets technologiques (matériel végétal sélectionné sous forme de clones et itinéraires techniques) qui permettent une bonne rentabilité de la production.

Pourtant, la caféiculture ivoirienne est peu rentable. Ses coûts de production sont élevés et les rendements faibles, de l’ordre de 200 à 250 kilos par hectare. Une des causes de cette contre performance est l’utilisation par les planteurs, pour la création de leurs nouvelles parcelles, de matériel tout venant, constitué de semenceaux arrachés dans le sous-bois de caféières plus anciennes. Ce matériel végétal non sélectionné constitue 90% de la surface plantée en café en Côte d’Ivoire, alors que les clones sélectionnés n’en couvrent que 10%.

On n’a jamais fini de débattre des causes de la non adoption de l’innovation technologique par les caféiculteurs en Côte d’Ivoire. La fragilité du matériel clonal distribué sous forme de boutures par les Centres de bouturage de café est une des raisons majeures. En effet, une fois produites, les boutures racinées de café doivent être repiquées dans des sachets en pépinière dans un délai de deux jours. Ce délai est trop court pour le planteur qui doit répartir son temps de travail entre la gestion de la pépinière et ses autres activités.

Par ailleurs, pendant et après le repiquage, plusieurs opérations nécessitent des précautions soutenues : éviter d’endommager les racines qui sont très fragiles, arroser fréquemment, traiter les boutures avec des fongicides pour éviter les pourritures, régler l’ombrage au-dessus des jeunes plantules pour assurer un bon développement, etc.

Pour mettre à la disposition des planteurs un matériel végétal sélectionné adapté à leurs besoins et des itinéraires techniques simples, durables et économiques, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a orienté ses recherches vers un nouveau type de matériel végétal. Ainsi, des semences hybrides de café ont été mises au point et sont maintenant disponibles. Des études comparatives entreprises avec les clones sélectionnés montrent que les semences hybrides sont, non seulement plus faciles à utiliser, mais aussi performantes et homogènes que les meilleurs clones actuellement cultivés. Ceci constitue une véritable révolution dans la filière du café en Côte d’Ivoire.

Les atouts des semences hybrides de café sont nombreux. Peu encombrant, 500 grammes de graines séchées et décortiquées pour un hectare de plantation à réaliser, ce matériel végétal est facile à transporter. Il est possible de conserver ces graines séchées pendant deux à trois semaines en conditions ambiantes sans perdre leur pouvoir germinatif. Contrairement aux clones qui, parce qu’ils sont auto incompatibles, nécessitent la réalisation de plantations polyclonales, les semences hybrides sont auto-compatibles et pourraient être plantées seules. Toutefois, pour des raisons de précautions supplémentaires, le CNRA choisit de distribuer ces graines aux caféiculteurs sous forme de mélanges. De plus, les caféiers obtenus ont une taille réduite, une bonne résistance à la rouille orangée, un taux de caféine moyen et produisent à partir d’un an et demi à deux ans.

Le caféiculteur peut semer directement les graines dans les sacs où elles vont germer. Cependant, le CNRA préconise la germination préalable des graines sur un lit de sable, puis le repiquage des plantules dans les sacs. Cette méthode permet au planteur de mieux contrôler la germination des graines et de sélectionner les plantules les plus vigoureuses au moment du repiquage en sacs.

Ce matériel végétal peu encombrant, facile à transporter et à mettre en œuvre, et les techniques culturales simples qui les accompagnent contribueront, les années à venir, à la relance de la caféiculture en Côte d’Ivoire.
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Agenda

Du 22 au 28 Août-2010
Journées agricoles de  Récolte et de transformation du test d’adoption des variétés de manioc
Dans le cadre du projet DONATA (Diffusion de Nouvelles Technologies Agricoles en Afrique), le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) et ses partenaires notamment l’ANADER, en collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD), le Forum pour la recherche Agricole en Afrique (FARA) et le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF/WEARD), organisent deux journées agricoles à Angouayaokro dans le département de Bouaké.

28 Juillet-2010
Cérémonie de remise des trophées du Prix Ivoirien de la Qualité édition 2008
Le CNRA est primé pour son engagement dans le processus de certification de système de production des semences de palmier à huile au cours de cette cérémonie qui a eu lieu au Centre CRRAE-UEMOA au Plateau..

Du 19 au 24 Juillet-2010
5ème Semaine scientifique Africaine et 5ème Assemblée Générale du FARA
La 5ème semaine scientifique africaine et la 5ème Assemblée générale du Forum pour la Recherche Agricole en Afrique (FARA) sont organisées à Ouagadougou au Burkina Faso. Le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA), comme d’autre institutions d’Afrique et d’ailleurs, expose ses acquis scientifiques et technologiques au cours de la semaine scientifique. Son directeur général, Dr YO Tiemoko, vice président du FARA, participe à l’assemblée générale de cette institution, qui réunit des représentants des institutions africaines et non africaines membres du FARA.


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Notes d'Information


Le CNRA veut conforter sa position sur l'échiquier national, régional et international. Pour cela, le CNRA veut bâtir un système de management de la qualité dans l'institution de façon progressive et par secteur d'activités. Chaque secteur d'activités identifié fera l'objet d'un projet qualité...

Posté le 05-10-2009



Le CNRA veut raccorder tous ses sites opérationnels suivant une architecture fonctionnelle qui les relie à la Direction Générale (DG) en vue de la constitution d'un réseau privé de communication et d'une centralisation des informations.

Posté le 05-10-2009